Chroniques d'insomnie

3.08.2007

Le vice

Ça y est, je l'ai fait. J'ai résisté de tout mon être, j'ai combattu de tout mon saoul. En vain.

J'ai commis l'irréparable. J'ai ramené du travail à la maison.

QUELQU'UN POURRAIT-IL SVP, ME SCALPER EN ME RÉPÉTANT QUE MERDE JE NE SUIS PAS PAYÉE DE JOUR, ENCORE MOINS DE SOIR??????

Toute ma vie, j'ai vu mes parents faire ça et je me suis dit que moi, oh non, moi, jamais, jamais de la vie je ne laisserais le travail m'entraîner dans la spirale de la surproduction.

Mais quand on a le plus gros invité de la saison, que la recherchiste et la stagiaire ont la grippe, que l'invité en question s'est avéré pour le moins froid en pré-entrevue... ben, on fait comme la recherchiste: on stresse.

Je vous le promets, c'est la dernière fois, d'accord? Je ne le referais plus, promis juré craché.

3.06.2007

Je suis malaaaaaaaaaaade, complètement malaaaaaade...

J'ai la première grippe de ma vie. Je vous jure, des rhumes, j'en ai eu tout un tas, mais la grippe jamais. Never. Alors pour mon baptême de grippe, je m'octroie le droit de chialer.

Déjà que je suis hypocondriaque sur les bords, qu'un mal de tête se transforme vite en tumeur au cerveau, qu'un petit vomi de bile se transforme en la plus grosse gastro de tous les temps, qu'une irritation de peau devient un cas de psoriasis extrême... Alors là, croyez-moi, j'ai bien cru que j'avais le VIH, oui, oui... Parce que le matin même j'avais lu en une du Devoir que la plupart des gens qui étaient infectés par le VIH l'ignoraient. Et que les symptômes premiers étaient genre ganglions enflés, fatigue extrême... En plus, le Cowboy m'avait raconté le jour d'avant la fameuse légende urbaine qui circule sur Internet comme quoi des gens insèrent des aiguilles infectées par le VIH dans des bancs de cinéma et dans les petits trous de retour de monnaie dans les boîtes téléphoniques.... Et si j'avais attrapé le VIH sans m'en rendre compte???!!

Finalement, c'était une grippe. Mais quelle grippe, mes amis, quelle grippe! Par chance, des infirmiers/infirmières se sont relayés auprès de moi dans ces moments difficiles. Mon J. a été à mon service toute la journée de dimanche, me préparant de la tisane, m'astiquant de Vicks, me ravitaillant en kleenex pendant les pauses publicitaires.

Hier soir, j'ai abdiqué et oui, je suis allée dormir dans mon lit de petite fille chez maman et papa. Jugez-moi, je m'en fous!!! Maman s'est réveillée 4 fois dans la nuit pour venir prendre ma température - et avec le dos de la main en plus, les vraies bonnes infirmières-mamans n'ont pas besoin de thermomètre. Papa est venu dîner à la maison aujourd'hui pour me préparer de la soupe. Ça y est, maintenant, je suis presque guérie. Quoique...j'ai encore mal à la gorge.... Maman, qu'est-ce que tu me fais pour souper???

3.03.2007

Je viens de réaliser...

Est-ce que la première photo à apparaître sur ce blogue est VRAIMENT une photo de René Simard?

3.02.2007

Loufoque

Avez-vous vu l'annonce de l'Heure de gloire à Radio-Canada? La prochaine fois que vous la verrez, remarquez bien à la toute fin. René Simard qui GAMBADE....!!!!!! C'est l'affaire la plus drôle de la semaine!

2.28.2007

Non assiduité

Je sais, je sais, je devrais écrire plus souvent, fidéliser mes lecteurs.. Ah... mais je suis si fatiguée je n'ai même plus l'énergie de trouver un sujet un peu drôle. En fait, plus rien de drôle ne m'arrive depuis que je passe mes journées dans un cubicule dans un bureau dans une tour à retranscrire des pré-entrevues de stars has been du temps de mes grands-parents.

Les nouvelles sont plates. Mon chat a dormi 2 nuits de suite dans mon lit (ça n'arrive jamais). Je me suis blessée au genoux en enchaînant claquettes / patin / ski. J'attends toujours des nouvelles des CV / entrevues. Je regarde mes photos de voyage et je voudrais partir dans le sud ou ailleurs. Ok, j'arrête. Mais je vais tâcher d'écrire plus souvent.

2.16.2007

Coming back et coming out

Bon. Ok, j'avoue que ça fait mille ans que j'ai rien écrit. Ok, j'avoue que c'est parce que j'avais aucun commentaire (!) L'autre jour, Cat m'a dit: Tati, on le sait que t'écris plus de post parce que t'as pas de commentaires, hein. Je me suis trouvée nouille.

J'ai pas écrit, aussi parce que j'avais juste le goût de chialer. Maintenant j'ai juste envie de dire des belles choses parce que ça va bien. Très bien. Enfin...

Pour me débarrasser de mon trop-plein d'amour et de bonne humeur, je voudrais vous faire une déclaration d'amour. À vous, blogueurs. Oui, oui. Vous êtes mes amis, mais vous êtes aussi une énième façon de me tenir en haleine sur votre vie, vos aventures. Lire vos blogues est encore plus drôle car je connais vos faces et je vous imagine. Merci à vous de me donner un petit roman chaque jour. Mon J. et son talent fou. Cat Pépé et ses histoires rocambolesques qui vont un jour se retrouver dans un roman. Mes amis que j'aime d'amouuuuuuur, Le cowboy et Jo qui réfléchissait. MFL et le droit d'être grande! Larousse qui embarque! Et Marjorie et ses histoires d'appart, ha! Carole qui me fait bien rire avec ses histoires de Janette et de vagin!

Je vous lis et je vous aime!

2.04.2007

Une autre quote

Dit par Amé, qui n'en finit plus de rire des compositions de ses élèves. Il y en a une qui lui a écrit dans une compo sur Noël: «Ben a Noelle, on a manger du manger.» On écrivais-tu s'y male, nous ôtres, en seinkiaime anney?

Une quote

Dis à Cat, que j'avais pas vue depuis des millénaire: «Eille, je ne connais même plus ton linge».

Être perdue...

C'est avoir rendez-vous aux Trois Brasseurs dans le Vieux-Montréal. Se stationner sur St-Laurent à côté du McDo. Et marcher vers l'ouest jusqu'à McGill, oui oui jusqu'à Mcgill en pensant que le Trois Brasseurs, c'est de ce côté-là. Et arriver aux Trois Brasseurs transie de froid parce que moi quand je me perds, il faut bien que ça soit la seule journée de l'année où je me mets en jupe.

Une découverte!

Allez voir son site ou son myspace, ça vaut la peine!

Une critique qui paraîtra dans le Montréal Campus du 14 février.

Émilie Proulx / Dans une ville endormie / La Confiserie

Dire qu’elle se dirigeait vers l’horticulture… Quel gâchis c’aurait été! Pas pour les plantes, pour nous, voyons! C’est qu’elle est en train de se faire une jolie place sur la scène musicale montréalaise, cette Émilie Proulx. Son tout premier EP, Dans une ville endormie, recèle cinq titres à saveur folk un peu sadcore. Évidemment, il faudra voir sur un disque plus long, mais déjà, la mélancolie n’est pas pesante, mais plutôt planante, engageante. Voilà une musique toute douce où il fait bon lover ses peines, entre les guitares appesanties et la voix douce et chaude de la jeune auteur-compositeur-interprète. Si les influences de la dame sont vastes (Pink Floyd, Joni Mitchell, Radiohead, Julie Doiron), les adeptes de Cat Power seront charmés au plus haut point. La voix est encore mal ajustée sur certains titres (Le calme du temps qui s’arrête), mais parions que ça se placera.

2.03.2007

Un peu de mon travail

Puisque un jour un réalisateur de R-C que j'étais allée voir, m'a dit: ah non, t'as pas encore de site personnel où tu mets en ligne ton travail, avec tout l'étonnement (et aussi le mépris) du monde... (Pour l'histoire, non, il m'a pas engagée!), puisque ça, donc, je publierai ici les critiques de disques que je publie dans le Montréal Campus. Et aussi puisque j'ai la tête dure, que je trouve que l'écriture, la critique, surtout, c'est une histoire de subjectivité, alors je mettrai mes critiques avant qu'elles ne passent sous le boyau correcteur des bien-pensants MontréalCampussiens directeurs. Si ça vous amuse, vous irez les lire sur le site web du Campus, et vous me direz laquelle vous trouvez meilleure!

Je tenterai de mettre les critiques qui parlent de bands un peu connus, dans l'espoir que vous réagissiez, que vous me disiez si vous êtes d'accord ou non avec mon interprétation, bref, une belle expérience de journalisme participatif (hahaha!!)

Alors on commence avec Dumas, le plus beau des plus charmants des plus ah ! ah! des chanteurs québécois.

DUMAS Fixer le temps
Si Dumas se faisait planant sur Le cours des jours, Fixer le temps est un disque en forme de piste d’atterrissage. Sur le tarmac se tient un auteur-compositeur-interprète un peu roadie qui n’a pas le mal des transports. Aéroport (sur Nébuleuse) ou avions (en photo dans la pochette), trains (De station en station), métros et taxis (La ville s’éveille) ponctuent des errances virtuelles mais aussi réelles : c’est pendant un voyage à Berlin que l’album a été écrit. Fixer le temps se montre plus mature sans pour autant renier le Dumas des débuts, tout en charmes et en pop aérienne. Les guitares sont plus rock qu’avant (Au gré des saisons, De station en station, Les secrets) et plus enracinées. En spectacle au National du 23 au 27 janvier et du 6 au 10 février.

1.30.2007

L'histoire du chemin méga-extra-giga-rapide

Revenir de chez mon J. en train.
Trouver un chemin méga-extra-giga-rapide qui me fait tomber directement sur la ligne verte en sortant de la gare.
Réaliser que c'est un chemin qui me fait passer par la Place Ville-Marie et le Centre Eaton.
Calculer que ce chemin me fait déambuler devant au moins 267 magasins.
Entrer au Rouet, parce que c'est le super solde Tout à 5$.
Sortir du Rouet avec un super kit de verres à porto et un non moins super kit à fondue au chocolat.
Me dire que rendue là, je pourrais bien aller faire un tour chez Old Navy.
Essayer le magasin au complet. Choisir ça, ça (en rose et gris) et ça. Et aussi ça.
Ajouter 146$ au solde de ma carte de crédit.

Et tout ça par la faute de mon J, de chez qui on peut revenir en train.

1.29.2007

Et volent les noix de grenoble

Qui donc dans la vie achète des noix de grenoble avec la coquille, je vous le demande. Mis à part, bien entendu, ma maman qui les met dans un grand bol au chalet avec plein d'autres noix que personne ne mange jamais et qui sont donc toutes là depuis au moins 6, 7 ans et donc que personne ne mange jamais et donc.... Vous voyez: c'est comme la saucisse Hygrade.

Je vous le demande, alors, qui donc, hormis maman, achète ces noix de grenoble? Eh bien, moi, eh oui, moi ô pôôôôôvre moi.

Un peu parce que j'avais du temps à perdre à l'épicerie, un peu parce que c'était moins cher au poids (oui, mais ça c'était sans compter le poids de la coquille...), un peu parce que le sac était beau, et aussi surtout parce que j'essayais d'acheter des produits non transformés à l'épicerie, question de suivre les modes de consommation des bien-pensants lecteurs du Devoir et de leurs scoops qu'ils nous sortent chaque week-end. Cette semaine, c'était : bientôt les fourchettes n'existeront plus. Enfin, enfin, enfin.

Toujours est-il que des CRISSE noix de grenoble, ben, ça se casse pas. C'est dur, c'est gros, ça éclate partout, ça fait des dégâts... C'est pour ça, voyons, que toute personne normalement constituée - et qui désire le demeurer, le cassage des noix étant une activité périlleuse - achète des noix de grenoble déjà cassés, toute belles, dans un petit pot.

Exit mes belles considérations d'alimentation éthique. Exit l'impression de me nourrir à la source de la terre. Exit l'impression de passer outre la manipulation excessive des aliments. Exit le côté bucolique d'utiliser un casse-noisette, outil que j'ai d'ailleurs dû me procurer pour casser les dites noix.

C'est donc dire qu'en plus de devoir acheter un casse-noisette (5,95$), et les noix (5,50$), je me suis fait fourrer en ayant l'impression que j'économisais (ça n'a pas de prix). Dans toute cette histoire, je suis donc perdante de 19999999,99$. C'est-ti pas beau, ça?

Un peu plus, je serais une grosse Américaine pis je poursuivrais la compagnie de noix. Et celle du casse-noisette. Mais ce serait sans compter tout le plaisir que j'ai eu à voir voler les noix partout dans ma cuisine et mon chat qui court après les écailles et mon pouce que j'ai failli sectionner avec le casse-noisette et les coquilles de noix que j'ai découvertes dans mes cheveux une demi-heure plus tard. Non, mais.... elle est pas belle, la vie?

1.16.2007

Poignées de main et fille mal élevée

Quand on arrive dans un nouveau milieu de travail, on en donne, des poignées de main.
Et mon Dieu que certains donnent de mauvaises poignées de mains.

Les mains trop sèches, trop moites, trop molles, trop dures, celles qui serrent trop longtemps si bien que tu ne sais plus quoi faire de ton corps- normal après 30 secondes à se secouer la main -, les grandes mains crevassées des techniciens, les petites mains froides et humides des jeunes stagiaires tout comme moi, la main confiante du boss...

La pire poignée de main: une dame qui me serre la main si mollement que ça suffit à me donner une mauvaise opinion d'elle.

La pire personne du monde: moi quand je me rends compte que la dame a un genre d'handicap à la main, et que ce n'est pas sa faute. Moi qui rougis intérieurement. Moi qui me traite de conne-pas-de-classe-mal-élevée et n'écoute plus ce qu'elle me dit.

Accompli aujourd'hui

- Été chercher à la boulangerie un gâteau mousse au chocolat (et ce n'est pas moi qui l'ai mangé).
- Versé du champagne dans des flûtes (et ce n'est pas moi qui l'ai bu)
- Re-transcris une pré-entrevue (et ce n'est pas moi qui l'a faite)
- Fait photocopier des articles pour un dossier d'invité (et ce n'est pas moi qui l'ai rédigé).
- Déposé dans une malle toutes sortes d'objets trop cutes pour la maison qui viennent de chez Zone (et ce n'est pas moi qui ai gossé avec)
- Replacé les objets dans leur papier original (ok, personne n'a pu les avoir... Je savais pas qu'on retournait au magasin les cadeaux qu'on donne (ou qu'on fait semblant de donner, plutôt) aux invités...)
- Été éblouie par le plateau, le décor, les gens, les lumières (qui ne servaient pas à m'éclairer...)

Le pire ?
J'ai passé une excellente journée.

Sans blague.

1.13.2007

Je suis une Mini Wheet

Non, je ne suis pas morte. Ni étouffée par quelque honte que ce soit, ni répudiée par les stars de la rue Papineau.

Plutôt, je suis exaltée.

C'est pour ça que je n'ai pas écrit plus tôt. J'aime tellement mon stage que j'ai de la difficulté à m'endormir le soir. Je trippe, je suis motivée, je me sens valorisée. Dire que j'étais du genre à lever le nez sur ce genre d'émission...

Cette semaine, j'ai compris ce qu'était mon métier. Ce pourquoi je suis formée, ce pourquoi je suis capable de me lever tous les matins à 7h. Ce qui fait que j'ai quelque chose à faire de ma vie. Le plus ironique, c'est qu'il n'y a pas de mots, pour le nommer ce métier. Que ce soit recherchiste, journaliste, chroniqueuse, critique, animatrice, communicatrice, communicologue: peu importe. Devant ou derrière la caméra: peu importe. Parler d'Éric Salvail ou du conflit au Darfour: jusqu'à un certain point, c'est du pareil au même.

Collègues du bac, ne capotez pas sur cette comparaison ! Comprenez-moi: c'est la première fois que je fais, quotidiennement, s'entend, et dans la cour des grands, quelque chose qui se rapproche de mon domaine.

Mais n'allez pas croire, non plus, que tout doute soit dissipé ! J'ai comme l'impression que ce dilemme entre mon côté givré et mon côté nutritif fera toujours partie de moi. TVA ou Radio-Can ? Courrier international ou People ? Ma dualité me suit partout. À preuve, aujourd'hui. Je savais que mon après-midi aux chocolats de la Grande Forêt serait bien long, calme de post-Noël oblige. Je suis donc allée m'acheter quelques publications, histoire de passer le temps. Je suis revenue avec Le Devoir et Cosmopolitan.

Qui suis-je alors ? Un perfide mélange de ces deux mondes, irréconciliables quoi qu'on en dise ?
Je vais me faire un brin ésotérique: des fois je me demande si on choisit vraiment quelles voies on prend. Et si c'était la vie qui prenait sournoisement le contrôle, malgré tous nos idéaux et notre bonne volonté ?

1.08.2007

Crise de panique

Il me reste exactement 10 heures avant de commencer mon stage à DFLM. Je panique. Oh my god ! Oh my god ! Oh my god ! Et si je ne suis pas capable ? Et si je ne suis pas bonne ? Et si je n'aime pas ça ? Et si les gens sont pas gentils ? Et si le monde me regarde croche ? Et si le manger de la cafétéria est pas bon ? Et si tout le monde est mieux habillé que moi? Et si je dîne toute seule, pas d'amis seule à ma table avec plein de vedettes de TVA autour de moi qui vont dire: "ah pauvre petite stagiaire boutonneuse recherchiste... On se demande pas pourquoi elle fait pas de la télé...pfffff".... Oh my god ! Oh my god ! Oh my god !

Je ne sais plus comment gérer mon stress. J'ai appelé ma J. (pour la clarté de la chose, mon J. = grand amour, ma J. = grande amitié). Alors ma J. aussi elle commence son stage demain. Il nous arrive plein de petits hasards comme ça, à elle et moi. Genre qu'on s'achète toujours du linge pareil sans se le dire. Genre qu'on participe les deux à un truc du gouvernement pour aller à Vancouver, qu'il y a 3 millions de personnes qui participent, et que les deux on gagne et on est assignés à 15 minutes l'une de l'autre à Vancouver. Genre qu'on va partir les deux en appart en même temps. Enfin. Toujours est-il qu'elle aussi commence sont stage et qu'on s'est téléphonées, et ça m'a aussi stressée, parce qu'elle m'a dit que je devrais me lever plus tôt pour avoir le temps de me préparer physiquement et mentalement. Bon, vous allez me dire qu'un rien me stresse.... Vous avez peut-être raison.

Je suis si anxieuse que j'ai soupé deux fois. (manger, ça calme, surtout en SPM... Parlant de SPM, fallait-tu vraiment que je débute mon stage pendant que je suis SPM et donc de mauvaise humeur et / ou de mauvaise foi?). Je me suis pétée des points noirs (d'où les vedettes de TVA qui vont dire que je suis stagiaire boutonneuse), je me suis défoncée au cours de claquette (le prof m'a demandé si j'étais correcte quand il a vu combien j'étais rouge et essouflée), j'ai bu une tisane à la camomille.

Je ne sais plus quoi faire...

Dehors, il vente fort, est-ce que c'est mauvais signe?
Aujourd'hui, j'ai terminé une bouteille de gel de douche que je traînais depuis des mois, est-ce que c'est mauvais signe?
Sur le site web de Dumas, on peut voir le making-of de son clip Au gré des saisons. Bon ben moi chaque fois que j'appuie sur Play, ça bogue juste quand il a une face de fantôme avec des yeux blancs, est-ce que c'est mauvais signe?
Aujourd'hui, dans le métro, j'ai vu deux policiers qui s'empiffraient de chocolat. Ça m'a fait sourire. Eux ne trouvaient pas ça drôle. Non mais... Voir quelqu'un dans une position d'autorité qui a des besoins primaires, comme nous, comme tout le monde, qui mange du chocolat et qui en a un peu sur le bord de la bouche, vous trouvez pas vous, que c'est le signe d'une faiblesse. D'une belle faiblesse, s'entend. Mais.. est-ce que c'est mauvais signe ? On voit jamais ça, des policiers qui mangent du choco...

Non mais c'est pas vrai, je vais pas finir mon post là-dessus, sur les polices qui s'empiffrent d'autres choses que des beignes.

Alors je vous donne des nouvelles du stage demain.

Si je n'écris rien, c'est que je suis dans le coma, écrasée par les pierres que m'auront lancées les vedettes de TVA, après m'avoir vue, seule et ingrate, dans un coin de la cafétéria.
Adieu, peut-être.

12.31.2006

Réalité ou fiction à la RTBF ?

Je reviens sur une histoire qui m'avait complètement mythifiée, mais dont je n'avais pas parlé, faute de temps. C'est cette pseudo-nouvelle-politique-fiction montée par la RTBF en Belgique. Au journal télévisé il y a quelques semaines, la chaîne a interrompu sa programmation régulière, pour mettre en ondes une émission spéciale à la suite de la prétendue sécession de la Belgique. Tout cela est révélée comme une fiction une demi-heure plus tard. Le plus grave là-dedans, c'est que la station de télé, l'équivalent de notre Radio-Canada, y fait intervenir des gens importants et reconnus, qu'on avait évidemment mis au parfum de toute l'affaire. Même un ministre a participé à l'émission ! Imagineriez-vous notre Carl Béchard faisant semblant d'accorder une entrevue sur une prétendue indépendance du Québec ?

Suis-je stuck up, ou d'autres, comme moi, sont révoltés face à cette fiction ? Comment ensuite croire ce que la RTBF dira? Sommes-nous rendus si cyniques que ça nous prend de la fiction, du faux avoué, au milieu du bulletin de nouvelles, pour nous raccrocher? Je n'ai rien contre l'autofiction, je n'ai rien contre les romans de fiction autobiographique, je n'ai rien contre les pièces de théâtre qui s'inspirent d'événements de l'actualité... Mais le contraire est impardonnable ? La frontière entre fiction et réalité est déjà assez floue, n'est-ce pas un peu la job des journalistes d'aider à y voir plus clair ?

Il est vrai aussi que nous, en tant que public, sommes assez épais pour y croire. Au tout début de ce que le réseau annonce comme une émission spéciale, une petite phrase apparaît à l'écran, en blanc sur fond noir, assez rapidement mais avec amplement de temps quand même pour le lire, qui dit: "Tout cela n'est peut-être que de la fiction". Et vers la moitié de l'émission spéciale, le présentateur dit quelque chose du genre: "Même si ceci n'est qu'une fiction..bla bla bla..."

Une anecdote me semble assez importante dans toute l'histoire. Cette idée vient en fait d'un des membres de l'équipe de cette émission de télé, qui en a tiré un livre, sorti le vendredi suivant... Coup de marketing? Parlez de la RTBF en bien, parlez de la RTBF en mal, mais parlez de la RTBF.

Moi ça me rappelle la blague dont je me vanterai jusque sur mon lit de mort. Alors que mes trois amis étaient en voyage au Pérou pour un long mois, je leur avais écrit un courriel très sérieux dans lequel je leur annonçais l'indépendance du Québec, son caractère innatendu et l'euphorie qui régnait ici en ce moment. (Non, mais j'étais écoeurée des "plages ensoleillées", des "sommets enneigés", des "Maccu Piccu" et autres "petits villages adorables dans les montagnes"....Je voulais quelque chose d'exaltant à raconter moi aussi !) Dans le deuxième courriel, je leur annonçais que l'indépendance du Québec créait bien des remous et des instabilités sociales dans notre nouveau pays, que j'étais allée à une manifestation et que j'avais eu un bras cassé. Eux n'étaient pas trop inquiets, ils annonçaient à tous les gens qu'ils rencontraient là-bas que leur pays étaient maintenant indépendant, ils étaient trop contents. Dans le troisième courriel, c'est devenu plus hard, j'ai raconté que les tensions avaient fait un mort jusqu'à date et que finalement ils étaient peut-être plus en sécurité au Pérou....Mais je me suis sentie trop mal et je leur ai avoué la vérité.


Déjà d'avoir fait une nouvelle-fiction par courriel à trois amis, ça remettait mon éthique en question. Devant des millions de téléspectateurs à la télé publique, ça me fait hérisser le poil sur les bras. Et vous, qu'en pensez-vous ?

12.22.2006

Folie des fetes 3

Éplucher un kiwi avec mes dents en conduisant à 120 sur l'autoroute. Et cracher les petits morceaux de peau de kiwi par la fenêtre de la voiture.

12.16.2006

Folies des fetes 2

Conversation entre moi et le vendeur chez Aldo.

Lui: Hi, how are you ?
Moi: Bien bien et vous.
Lui: Good, thanks.

Lui: What are you looking for, today?
Moi: Euh, des bottes d'hiver, chaudes et qui prennent pas l'eau.

Lui: Okay, so we have three different styles here, this one is really great, I personnaly love it.
Moi: D'accord, je peux l'essayer?
Lui: What size?

***** Il me rapporte la botte, je l'essaie, mais vous commencez à savoir comment je suis compliquée... et vu que les bottes sont correctes mais pas parfaites, je décide que je ne les achète pas, parce que je ne veux pas donner de la commission à un vendeur qui ne parle pas Français.

Il revient.

Lui: So how is it?
Moi: Bof... (vous voyez comment je fais des efforts, je parle même bilingue, telle une Elvis Gratton, je dis des mots qui se comprennent en français et en anglais).
Lui: No good, uh ?
Moi: ok, bye... (et à voix basse: Fuck you pis fuck off)....Encore des efforts, notez bien.


Qu'en pensez-vous ? Est-ce que c'est juste à moi que ça arrive des affaires de même ? Est-ce que ça vous frustre autant que moi ?


Ah oui.... et dans le même ordre d'idée, une petite perle, issue aussi du magasinage des fêtes.
Saviez-vous qu'au Indigo de la rue Ste-Catherine, il y a une section Gardening books, une section cooking books, une section kids books, un section arts books..... et une section Français. I-n-c-r-o-y-a-b-l-e.

Folies du temps des fetes 1

Hier soir. Carrefour Angrignon. (Eh oui, des fois il faut magasiner dans sa patrie.) Je sors la voiture du parking parmi un billion de milliards de voitures alignées sagement les unes contre les autres (oh que c'est déprimant).

Une note dans mon pare-brise. Je lis, sourcils levés, pleine de bonnes intentions, ah que se passe-t-il, tra la la la, je suis encore innocente ?

Ça dit : "Eille (sic) ma crisse (sic) t'es parké (sic) trop collé (sic) sur moi. Eille (sic) le civisme ça l'existe (sic). Même en 2006. Faque (Sic) fait (sic) le plus, parce que j'ai de la misère (Sic) à rentrer (sic) dans mon char (Sic)"

Faire partie de ces gens qui ont de la répartie, j'aurais pris un crayon et j'aurais écrit "Madame, c'est toi qui es trop grosse pour rentrer dans ta voiture". Elle a pas pensé que peut-être, avant qu'elle arrive, il y avait une autre voiture sur laquelle j'étais pas trop collée. Enfin.

J'avoue que la phrase m'est sortie de la bouche. Je l'ai dit. À moi-même parce que j'étais seule, et à voix basse, parce que je suis quand même politically correct. "Maudits BS du Carrefour Angrignon pis de LaSalle, hostie. C'est une crisse de ville de BS"

Ok promis, je le dirai plus - sauf dans ma tête.

12.11.2006

L'Autre / The Other

Aujourd'hui, j'ai réalisé que je ne connaissais rien des Anglos. Au travail, j'ai passé la journée avec une nouvelle, Jessica, une anglo typique. Typique, je vous dis: un joli petit accent, une difficulté incontrôlée à tomber sur le bon genre du nom, des cheveux bruns-roux, une guitariste qui joue dans un band d'indie rock comme elle l'appelle, qui vit dans le Mile-End, qui étudie à Concordia....

Vous savez le pire ? Je l'ai adorée.

Bon, bon, ne me traitez pas de tous les noms, ne me jetez pas de pierres. De toute façon, que celui qui n'a jamais parlé contre les Anglais me lance la première. Mais je n'ai aucun ami anglophone. Pas les mêmes écoles, pas les mêmes quartiers, pas les mêmes bars, pas les mêmes intérêts, en fin de compte.

N'empêche que la Jessica, elle m'en a fait réaliser des choses. Et surtout à quel point nous sommes différents d'eux. Elle vient de la même ville que moi et me faisait pourtant mille fois plus penser aux moniteurs de mon groupe d'immersion en anglais de Vancouver qu'aux autres Montréalais.

Elle écoute CBC Radio 3, moi j'écoute Bande à part.
Elle appelle son style de musique indie rock, moi j'appelle ça, rock indépendant.
Elle me trouve inculte de ne pas connaître Sonic Youth et Blonde blonde Redhead. Moi je n'arrive pas à comprendre qu'on puisse vivre au Québec, être jeune, et ne pas connaître Karkwa ou Pierre Lapointe.
Elle a vécu à Halifax et Toronto, moi j'ai jamais vécu ailleurs qu'à Montréal. Ça c'est une grosse différence. Les Canadiens sont comme les Américains. La mobilité au sein de leur propre pays, ça les connaît. Alors que pour nous, ce serait toute une histoire de partir vivre à Charlottetown ou à Kamloops ou à Saskatoon, pour eux, entre Toronto et Montréal, c'est du pareil au même. Le même pays, le même argent, disent-ils. Mais les mêmes gens ? Moi je dis que non.

Tout ça pour dire que j'ai eu l'impression de découvrir, véritablement et sans aucune insinuation politique là-dedans, une autre culture. Parler avec l'Anglo, c'est du tourisme sédentaire. Et puis j'aime ça, voyager dans ma propre ville. Des fois on pense tellement que Montréal nous appartient. Ça fait du bien de voir que d'autres aussi l'habitent.

12.10.2006

La blogoshère en expansion

Ça y est. On m'a copiée. Bon, ok d'accord, j'avais déjà moi-même copié toute la gang de l'université en me partant mon blogue. Mais là ils sont deux à me copier, et ça me flatte parce que, ben, je les adore et leurs blogues sont bons. Allez voir ça.

http://contesdontnoussommeslesheros.blogspot.com/
http://lecowboy.blogspot.com/

12.08.2006

Le principe de l'écureuil

Oli: "Tu sais, moi j'ai un beau sac de peanuts à offrir à l'écureuil. Mais je fais pas des tsss tsss, des petits bruits pour attirer l'écureuil. Je laisse l'écureuil venir à moi. Mais vu que je fais pas tsss tsss, des fois l'écureuil sait pas toutes les belles peanuts que j'ai à lui offrir. Voilà pourquoi je suis célibataire. C'est le principe de l'écureuil, tu comprends ?"

Comprendre ? non. Rire ? Ah ça oui.....

12.06.2006

These boots are made for walking...ouin pas si sure...

Maintenant qu'il y a de la neige, il faut s'équiper. Comme tout le monde et comme à chaque année, je réalise à la première neige que je n'ai pas de bottes d'hiver. Bon. Comme si je savais pas que début décembre, ça allait se mettre à tomber. Enfin.

Mon organisation de bottes est complexe. Je vous la raconte si vous promettez de pas rire.

Alors d'abord, ça prend des bottes bien chaudes, grosses, à l'épreuve de tout, dures et rigides, avec lesquelles je pourrais monter l'Everest. Celles-là, ce sont mes bottes Merrell, je les aime, mais elles sont laides à mourir. Ce sont donc mes bottes pour aller à l'épicerie, pelleter l'entrée, aller faire de la crazy carpet ou encore me rendre à la station de ski. L'équivalent des bottes Sorel, quoi.

Ensuite, il y a les bottes de l'année passée. Ce sont des bottes qu'on aime bien, qu'on a adoptées au fil de l'hiver dernier. Elles ne sont pas out, mais presque. On les garde, bien sûr, parce que quand on s'achète des bottes, on se dit toujours qu'elles vont durer quelques anneés (foutaises...). Celles-là, je peux les mettre en toutes sortes d'occasions: école, sortie relax, travail, etc. Attention toutefois: vu que ce sont les bottes de l'année dernière, elles ne me confèrent pas THE look. C'est là qu'entrent en jeu...

... les Power Boots. Les Power Boots sont brunes, à talon très haut, elles montent jusqu'au genoux et me font marcher comme une top modèle..Du moins c'est l'impression qu'elles me donnent, et c'est justement là l'utilité des power boots. Les power boots servent à donner une confiance en soi inébranlable. Elles sont tout indiquées pour les sorties chic, les rendez-vous importants, les entrevues ou pour rencontrer la famille de votre chum à Noël. Bref, pour tous les moments où vous avez besoin d'une bonne dose d'aplomb... et de sentir que vous êtes la plus belle. Les Power boots ont des talons hauts et sont très inconfortables. Aussi, elles peuvent être cheap car on ne leur demande pas en plus d'être chaudes.

Mais il me manque, donc, cette année, les bottes normales. Les bottes normales sont l'équivalent des bottes de l'année dernière, mais... version 2006-2007. Évidemment, on peut pas racheter le même modèle que les 2005-2006, ce n'est plus trop à la mode et puis on aurait l'air de quoi, hein, je vous le demande, moi ?? Les bottes normales sont, par définition, normales. Elles doivent être chaudes et ne pas prendre l'eau, et être de mise en toutes occasions. Un exemple. Vous sortez tout juste de l'école quand tout à coup un ami vous appelle pour vous inviter au resto. Après le resto, la soirée continue autour d'une bière. Et puis encore après, vous vous retrouvez à aller danser. Eh bien, la botte normale doit convenir à ces quatre parties différentes de la journée, tout en conférant chaleur, confort, style à votre pied mignon.

Aujourd'hui, je suis allée acheter des bottes normales, mais je me suis laissée convaincre par une vendeuse un peu trop gentille. Je sais plus si elles conviennent à la description ci-haut. Si je savais comment, je mettrais une photo pis vous pourriez me dire vos commentaires. Mais c'est pas de ma faute si je me laisse convaincre par les vendeurs. Et j'ai trouvé pourquoi. Au magasin de chaussures, ils vous mettent dans la face un beau miroir vertical INCLINÉ, ce qui fait que par une savante loi physique de la nature, on a l'air plus minces. Avec ma tentative de bottes normales d'aujourd'hui, j'avais l'air d'avoir de longues jambes effilées. Si bien que je me suis dit que peut-être ces bottes auraient-elles une double fonction de bottes normales et de Power boots.. J'étais trop contente. Mais rendue chez moi, devant un miroir normal pas incliné, je me sentais comme un petit troll avec des bottes de lutin. Que vais-je faire ? Les échanger ou les garder ? telle est la question.

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Suis-je trop compliquée dans la vie ?

12.02.2006

Chu sortie avec mes chums de filles

Hier soir était décrété officiellement sortie de filles. Les chums et les garçons sont restés sagement à la maison, et nous on s'est délurées. Petite chronologie de cette folle soirée.

22h34: Le souper est fini ; on s'apprête à partir. Je décide de montrer ma chorégraphie de claquettes à Andréanne, qui s'en fout. Je la montre à Karine, qui s'en fiche. Je la montre à Jo, qui s'en crisse. Pendant ce temps-là, Marc-André (ben oui un gars, mais il est venu que quelques minutes !) me filme à mon insu avec son cellulaire. Eille, je savais pas que ça avait l'air fou comme ça une chorégraphie de claquette en solo et sans musique...

22h48: Essouflée, je décide d'abandonner la claquette. Je retourne m'asseoir à table. Jo me demande de parler d'elle dans mon blogue. Mais de lui demander la permission avant. Mais que franchement là, je pourrais faire un post sur elle. Mais qu'il faut que ça soit gentil. Mais que l'important, c'est qu'elle soit sur le blogue. Devant cet excès de narcissisme, je décide que je retranscrirai la demande telle quelle sur mon blogue... (!)

23h: Dans l'auto vers le bar, Karine lance un concours de french. La première à frencher gagne. Je menace d'appeler mon J. pour qu'il nous rencontre au bar et que je gagne, en frenchant la première. On me dit que de toute manière, je suis exclue du concours. Bon.

24h17: Nous nous déchaînons dans une danse endiablée (!). Karine et moi décrétons qui sont les deux plus beaux gars de la place. Les jeux sont faits.

24h48: Je danse

1h05: Je danse

1h27: Je danse

2h19: Je me retourne et que vois-je ? Karine qui frenche un des deux beaux gars que nous avions remarquées, Jo qui danse avec l'autre. Mon dieu, mon dieu, mais qu'est-ce qui se passe ? Les 3 gin tonic avalés en moins d'une heure m'ont-ils fait entrer dans une transe pour que je ne remarque rien avant ?

2h34: Les amis du gars de Karine arrivent, je dis à l'un deux qu'il ressemble à Robin d'O.D. C'est le running gag de la soirée. Je suis pognée avec jusqu'à la fin, il vient me voir au moins 56 fois, chaque fois avec une haleine pire, pour me dire: "Hey je ressemble à Robin, hein ? Je ressemble à Robin !"

2h36: On se présente aux amis du gars de Karine. Je dis à tout le monde que je m'appelle Charlotte, et je trouve ma joke un peu trop drôle.

2h42: J'ai chaud, un peu mal au coeur, j'ai les jambes en compote. On part, en ramenant dans l'auto un beau hippie travailleur de rue à Verdun pour Jo, que finalement on reconduit en premier, et chez lui, parce que... ben ... là, on sait jamais quand même...

3h01: J'écris à la hâte sur un post-it tout ce qui s'est passé pour ne pas oublier.

3h25: Je m'endors, les oreilles qui cillent, la gorge qui brûle à force d'avoir crié que je m'appelle Charlotte, la tête qui tourne un peu et la MAUDITE chanson de Marie-Chantal Toupin qu'on a eue dans la tête toute la soirée...Chu sortie avec mes chums de fiiiiiiiilles / Une soérée d'pitounes au centre-ville. Non mais va-tu falloir qu'on ait ça dans la tête pour le reste de notre vie à chaque fois qu'on va faire une sortie de filles ?

12.01.2006

Ça m'écoeure

- Un chat inconnu qui me lèche la main
- Des poils de chat inconnu
- Les gens en science po qui font des annonces avant le début du cours pour nous demander, nous supplier d'aller à l'Assemblée générale, pis qui voient là leur 15 secondes de gloire - qui s'étire et devient un 15 minutes - pour impressionner le prof et montrer que, EUX, ils sont impliqués
- Les gens en science po qui prennent pas de note mais qui ont des super notes
- Les gens en science po qui s'habillent encore avec des chemises de dragon (je l'ai vu parce que c'est le même qui a fait l'annonce pour l'AG)
- Prendre le métro quand je suis affectée par l'alcool (cf, hier soir en revenant de chez A)
- Attendre l'autobus et sentir que je ne suis que membre de la masse prolétarienne, vouée chaque jour à produire de la plus-value pour un riche patron capitaliste et encarcanée dans les délires de la masse.
- Se faire fourrer par la STM (mon pain quotidien, ô, moi martyr qui habite LaSalle)
- ah j'oubliais: LASALLE
- les gens de LaSalle
- les rues de LaSalle
- les odeurs de LaSalle
- le Taj Mahal de LaSalle (en fait un temple sikh visible à trois kilomètres à la ronde)
- le Carrefour Angrignon, Place LaSalle, et Place Newman
- le fait qu'à LaSalle, dans les épiceries, y a pas de merguez
- des framboises pourries (ça goûte le vin)
- le petit bout en métal à la fin des escaliers roulants dans le métro qui glisse vraiment quand il pleut et que je porte mes souliers Puma
- les soutiens-gorge qui s'attachent par en avant (ça se détache tout le temps)
- être dans un bar / resto / théâtre toute seule et avoir l'air looser
- les clients à la chocolaterie qui achètent les chocolats à 3,50$ l'unité (4,00$ ttc) juste pour me prouver qu'ils ont de l'argent
- ceux qui font les gros yeux à la chocolaterie quand ils me voient commencer à expliquer ce que c'est que le chocolat Truffe noire (mais ils changent vite d'air quand ils comprennent que par truffe, on entend ici non pas le chocolat roulé dans la poudre étouffante, mais bien la truffe, champignon qui pue).
- les post trop longs sur les blogues.

Et vous, qu'est-ce qui vous écoeure dans la vie ?

Entendu à DFLM

De la bouche de Steph Carse (non mais ça veut-tu dire que je vais devoir préparer des dossiers sur du monde comme Steph Carse, moi là ?..): "Les gens qui SONTAIENT venus me voir en spectacle, là."

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Et vous n'avez rien vue encore: la semaine prochaine, je vous proposerai un merveilleux conte produit par un non moins merveilleux élève de la classe de 5ième année de mon amie A. Du grand art...

Entendu à Loft Story

De la bouche du truculent Kevin-Kyle:
"Ça a mis mon aventure à Loft Story en périple" Et de répéter: "À partir de là, mon aventure était en périple"
Oh boy.... En péril, peut-être?

11.30.2006

Vie de fou

Trouvé sur un petit papier dans la cuisine, griffonné de l'écriture de ma mère:

- Lundi: 8h à 19h
- Mardi: 8h à 18h
- Mercredi: 8h à 21h
- Jeudi: 8h à 21h
- Vendredi: 8h à 19h

Total : 58 heures par semaine.

X $ (Salaire annuel, je vais pas tout vous dire quand même) divisé par 52 semaines = Y $ par semaine
Y divisé par 58h = ..... shit.

Après ça, on viendra me dire que les cadres gagnent trop d'argent, cibole.

11.29.2006

Bon. Ok.

Alors me revoilà. Puisque je suis la reine des paresseuses de la Terre et que ça m'a pris une semaine avant d'explorer pourquoi l'ancienne adresse de Blogger marchait plus, j'ai passé mille ans sans écrire de post. Et là j'en ai plein d'idées dans ma tête, mais je vais sûrement oublier toutes mes idées quand je vais me retrouver devant l'ordi, et ces idées vont me revenir pendant que je suis dans le métro, et finalement je vais les ré-oublier quand je serai devant l'ordi. Comme maintenant.

11.21.2006

Moi j'aime et c'est tout.

Je vous avais déjà dit que mon J. me défendait dans les bars contre les anglos saouls et pas beaux.

Mais je ne vous avais pas encore raconté combien je l'aime.

Et comment ça me prend dans de drôles de moments. Comment pendant une milliseconde je ne doute presque plus de la vie, de son utilité. C'est des moments comme il y a deux minutes, quand il m'appelle.
- Moi: Allo ?
- Lui: Je t'aime.... Ok bye là.

Puis finalement, on ne raccroche même pas. Et on se prend à se parler dix minutes alors qu'on a rien à se dire. On parle de nos plans pour le week-end, de ce qu'un tel a dit, d'un de ses amis qui a le rhume, de la fête de A. samedi, de ma journée de travail, du croquant aux pommes qui cuit dans mon four, du dernier texte sur son blogue. Banalités. Mais.. comment dire ? Belles banalités.

J'ai toujours pensé que les chicanes, les cris et les pleurs alimentaient l'amour. Je me suis souvent vautrée dans le mélodrame, histoire d'aviver les passions. "Ta vie, Tati, c'est une pièce de théâtre", me répétait ma mère. Le bonheur de la réconciliation me faisait oublier les jours et les jours sans coups de téléphone. Me retenir le plus longtemps possible. Ne pas appeler. Ne pas appeler. Être la plus indépendante. Gagner.

Je n'avais pas saisi. Plutôt, je n'avais pas trouvé. Cette exaltation dont j'ai tant besoin, désormais je la trouve dans le premier sourire du dimanche matin, dans les petits mots du chevalier masqué sous mon oreiller, dans la bretelle de maillot qui glisse sur l'épaule dans un canot en Gaspésie, dans les Je t'aime sur une napkin dans mon lunch, dans les Haaaaaaaaaaaaaaaannnnnnnnnah qu'il me crie par la tête.

Alors l'amour, tout ça, l'Amour avec un grand A comme ils disent, alors l'amour serait d'un ordinaire criant ?

Que non. Hier soir il est venu chez moi. On est rentrés à minuit; on a voulu se faire un lunch. Il a ouvert mon garde-manger, s'est frotté les poils du menton. Et il m'a fait un spaghetti al tonno pour mon lunch. Je l'ai aperçu dans le miroir au-dessus du comptoir pendant qu'il remuait sa sauce avec une grosse cuillère en bois. Il la tournait et la retournait pour mieux la sentir, les sourcils un peu froncés, les dents qui pinçaient les lèvres pour mieux se concentrer. Et puis j'ai vu dans le miroir comme un petit sourire satisfait. Il me préparait une sauce à spag; et il avait l'air juste... bien, tellement.. je sais pas... à la bonne place ? Il me préparait une sauce et c'était tout ce qui comptait.

D'un ordinaire criant ? Qui au monde pourrait m'aimer assez pour me faire une sauce comme ça, le dimanche à 1h du matin, et la faire avec toute l'application, tout l'amour du monde ? Pour moi ?

Du temps où je rationnais les coupons d'amour-toujours, I. m'avait dit que les plus grands moments d'amour se trouvaient dans les petites choses les plus insignifiantes. Je n'ai plus envie de lancer les vases sur les murs pour le plaisir malsain de les recoller. Fuck la mosaïque et le scrapbooking. Moi j'aime et c'est tout. Bon.

Avis à tous: ce post s'adresse à ceux qui écoutent l'émission Tout sur moi.

Samedi soir, on sort du resto, jasette post-souper sur le coin de la rue. Et là, mon ami M-A fait la joke de la fin de semaine quand il se met à imiter Valérie Blais dans Tout sur moi quand elle met en pratique ses cours d'autodéfense. Ha ha ! "Je ne te connais PAS ! Va-t-en ! Je ne te connais PAAAAAAAAAAASS !"

Et il s'est même pitché par terre et a mimé le fameux kick en position couchée ! ça valait 100 piastres...

11.15.2006

Rush de sucre

Pour vous faire rire, et pour me conscientiser un peu à la fois, je tente de faire la recension de tout le sucre que j'ai mangé durant le plus immense rush de sucre que j'aie eu, de toute ma carrière de gourmande. Trois jours. Je ne dirai que trois lettres. S. P. M. Ahhhhhhhh

Lundi: toast au map-o-spread, 6 chocolats de la Grande Forêt (portion quotidienne recommandée: 1), pouding au chocolat, morceau de tablette noire 70% et noisette de la Grande Forêt, 2 autres chocolats le soir, toast à la confiture avant le dodo.

Mardi: 4 chocolats de la Grande Forêt, un cornet de crème glacée Croustillant à la française chez Laura Secord, 2 cuillères de Map-o-spread.

Mercredi: 3 biscuits Fudgeo, 2 cuillères de Map-o-spread. Et il n'est que 11h03.

Après on se demande pourquoi je fais de l'insomnie...

Précision

Pour ceux qui ont cliqué sur le lien du titre, et que vous avez vu que ça menait sur cyberpresse.ca, c'est une erreur. Je ne parle pas de La Presse dans mon post, mais bien d'un autre journal, disons, euh, plus universitaire.

Les petits pouvoirs

J'aime pas me faire corriger mes articles.

J'accepterais volontiers toute correction venant
d'elle
ou de
lui
.

Mais ce qui m'énerve, ce sont les petits pouvoirs du monde de mon âge, avec exactement le même bac que moi, pis qui m'enseignent la vie. "Tsé à La Presse, c'est de même, hein, je veux juste te le dire, là..." Qui m'ostinent pour une crisse de virgule à l'intérieur des guillemets. Qui me font changer mes titres, mes sous-titres, parce qu'ils sont trop colorés. Qui me demandent de trouver des bibittes partout même quand il n'y en pas tant que ça. Les petits pouvoirs.

****

Des fois, je suis tannée aussi de la radio communautaire. On est trois à avoir demandé des billets pour la même pièce de théâtre. On a l'air fou, vraiment. Pis on va être deux à faire la même chronique. Oh well...

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Des fois j'ai hâte de ne plus travailler dans le monde communautaire / alternatif / étudiant / émergent / pas d'argent.
Et vous, amis journalistes, vivez-vous cette même frustration ?

11.12.2006

Anglo bad-breath II

Je l'aime pour des affaires de même, surtout quand il lit mon post et me dit: "Ben là Tati, j'ai l'air d'un possessif"

Bon je vous le dis là, il est pas possessif, ok ?

Un anglo-bad-breath sur Crescent

Deux heures du matin, dans un bar sur Crescent. Je bois une bière, mon J. est parti s'en chercher une autre au bar. Il revient juste au moment ou un gars essaie de me parler en anglais et je comprends rien (musique trop forte + 4 bières + heure avancée + tu comprends pas vraiment bien l'anglais + le gars qui te parle a mauvaise haleine = faible compréhension. Enfin).

Pis là, J, quand il revient et me voit pognée avec l'anglo-bad-breath, commence à lui parler, le tout avec son grand sourire le plus sympathque. "Eille, décâlisse, elle veut rien savoir." L'anglo-bad-breath de sourire, feignant de comprendre l'autre solitude. Puis, J, en lui serrant la main avec l'attitude la plus copain-copain qui soit: "Crisse ton camp, mon chum, tu l'énaaaaaaaarves." Ha Ha ha !!!!

J'ai jamais ri autant.
Je l'aime pour des affaires de même.

11.08.2006

Dyslexie

Coudon, le mot "dyslexie" a-t-il été inventé pour s'assurer que les personnes qui en souffrent soient vraiment pas capables de l'écrire ? Dans quel monde on vit, voulez-vous bien me le dire, hein ?

11.07.2006

Charles-Philippe

Je suis un peu in love avec Charles-Philippe David. Je me sens ben concernée chaque fois qu'il passe à la télé, puisque je l'ai eu comme prof à l'UQAM.

Et ce soir, c'est la vedette, avec les élections de mi-mandat (voir blogue de MFL pour l'éditorial). Il est parfait: juste, beau, sexy, grand, belle élocution, passionné, intelligent, accessible au grand public, mâchoire carrée...

Bon, je suis pas trop d'accord avec lui dans la vie en général - il est loin des opinions politiques de sa soeur, de QS - mais on peut faire fi de ça, hein Charles-Philippe ?

Moi je suis tombée sous le charme quand il a réussi à réveiller sa centaine d'étudiants de vendredi après-midi, tous plus végétatifs les uns que les autres, en nous faisant l'imitation de George Bush se prenant pour un cowboy du Texas et allant à l'attaque de l'ouragan Katrina. Un moment d'anthologie.

Leçon de vie no 3423

Après avoir passé une partie de la soirée chez Cat Pépé (si je savais comment, je mettrais ici un lien, mais ça marche pas), une partie de la soirée, donc, à chialer que j'avais pas de job, que j'avais appliqué sur un gros 2 (deux !) postes qui n'avaient pas fonctionné, après m'être auto-traitée de looser sans emploi (c'est quand même mieux qu'être looser à la tête d'un parti politique hahaha, dixit Pettigrew), après avoir songé à une réorientation de carrière, après tout ça, donc, voilà que j'obtiens un stage à l'émission DFLM. Yéééééééééééééééééééééééé

Et si, dans la vie, les choses se plaçaient d'elles-mêmes ?

Out

Le jeans skinny à tout prix. (J'entends: avec des bottes de randonnée).

Vu au métro Jolicoeur.

11.06.2006

I love Charlotte

Je suis groupie de Charlotte Gainsbourg. Qu'elle est belle ! Qu'elle est bonne !

Déjà qu'à mes yeux, on a une relation particulière. Un lien étymologique. C'est que petite, je rêvais de m'appeler Charlotte, allez savoir pourquoi. Si bien que le père de mon amie A. avait décidé qu'il trouvait ça très drôle et m'a même appelée Charlotte pendant des années. Mais bon, ça a été le seul alors.. je suis revenue à ces 4 syllabes bizarres qu'avaient choisies mes parents, que j'ai finalement appris à aimer.

Aujourd'hui, je l'ai vue dans le dernier film de Claude Berri, L'un part, l'autre reste. J'ai trouvé le film bof, mais elle, ô, elle. Elle est si bonne, ne semble même pas jouer. Elle n'a presque pas de maquillage, et elle rayonne - au cinéma, en plus. Pour elle, pas besoin de cours Lise Watier (!). Elle est pour moi l'incarnation de la belle Française au cinéma. Naturelle, un peu tourmentée, elle boit son verre de vin rouge, fume une (deux, trois, quatre) cigarette, conduit manuel, couche avec Daniel Auteuil, a de longues, longues jambes et presque pas de seins, elle pleure en conduisant et s'esclaffe au restaurant.

Et puis il y a le disque tout récent. Je l'avais eu d'un ami de France quand j'y suis allée cet été. (ouais, Charlotte Gainsbourg en exclusivité, c'est un ami de Paris qui me l'a donné... à vous relire dans votre tête avec un accent français pédant.. ha ha je suis snob ..!) J'ai tout de suite accroché. Elle a su aller là où on ne l'attendait pas, a chanté en Anglais pour s'affranchir de l'ombre de ses parents-people, s'est alliée Les Air, comme elle le dit elle-même. (Non mais..LES Air.. y a vraiment juste eux autres pour dire ça...) Exit les mannequins à la Carla Bruni qui sussurent et posent nue derrière une guitare dans la pochette de l'album. Vive Charlotte !

Hein ?

Quelqu'un, pourquoi mon lien marche pas ?

Hein ?

Quelqu'un, pourquoi mon lien de Mile-End marche pas ?